LE LANGAGE DES EMOTIONS

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Le langage des émotions se lit sur le visage …

Le visage humain présente différentes caractéristiques selon l’émotion ou le sentiment qu’il veut exprimer, et l’on peut ainsi avoir une indication sur la véracité des propos.

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Premier indice : La voix.

La voix de la personne avec qui vous discutez prend-elle un timbre inhabituel ?
Percevez-vous une hésitation soudaine chez un interlocuteur d’ordinaire très sûr de lui ?

Si vous soupçonnez quelqu’un de vous mentir, soyez attentif aux variations de ce type.
Elles peuvent indiquer qu’on essaie de vous mener en bateau.

Une femme vous décrit le magnifique bouquet qu’elle prétend contempler.
Bien qu’elle parle en souriant, quelques observateurs perspicaces notent une hésitation bizarre dans sa voix.
Ses intonations manquent de joie, et ses gestes de la main ont quelque chose d’artificiel.

Pendant l’expérience, elle ne regardait pas les fleurs, mais des motifs géométriques projetés sur un écran.
Bien que d’autres éléments du comportement doivent être pris en considération, des changements anormaux dans la voix peuvent être des indices sérieux de mensonge.
Il peut aussi y avoir des variations de débit. Une personne se met soudain à parler trop vite ou trop lentement.
Ou alors, sa respiration change brusquement de rythme.

Deuxième indice : Les mots.

Est-il possible de repérer des mensonges dans des documents écrits : lettres, courriers électroniques et même curriculum-vitæ ?

A l’université du Texas (à Austin), le professeur de psychologie James Pennebaker et ses collègues ont mis au point un logiciel qui analyse le contenu écrit ou verbal, pour y déceler des contrevérités.
Selon James Pennebaker, la duperie peut se révéler de deux manières significatives.

D’abord, les menteurs ont tendance à moins utiliser les pronoms à la première personne (je, moi, le mien) que ceux qui disent la vérité; comme s’ils mettaient une sorte de distance psychologique entre eux et les mensonges qu’ils racontent.

Bref, ils ne «revendiquent» pas la propriété du message truqué.
Ils diront, par exemple, «le journal a été envoyé hier» au lieu de «je l’ai envoyé hier», qui serait une formulation plus directe et plus personnelle.
Ensuite, ils emploient moins de mots au sens d’exclusion, comme «mais, ni, sauf, au contraire».
Ils ont de la difficulté à manier une pensée complexe, et cela transparaît dans leur façon d’écrire.

Troisième indice : Les yeux.

Traditionnellement, on tend à interpréter un regard fixe et vague comme un signe de mensonge.
Mais tout dépend du contexte. Un joueur de poker expérimenté, par exemple, se gardera bien de laisser son regard en révéler plus qu’il ne le voudrait à son adversaire.

Si quelqu’un détourne les yeux en essayant d’exposer quelque chose de difficile, il ne faut pas y attacher trop d’importance. Par contre, si le regard devient fuyant alors que la personne répond à une question toute simple, demandez-vous ce qu’elle a derrière la tête.
Le sujet-même de la conversation fournit un indice essentiel.

Si les gens mentent au sujet de quelque chose qui leur fait honte, ils auront de la difficulté à soutenir le regard. Cependant, dans le cas d’un mensonge pieux, ou d’une distorsion de la vérité qui n’a rien de honteux, ils peuvent au contraire réagir par un regard direct.

Quatrième indice : Les gestes.

Un autre excellent truc pour démasquer les menteurs, c’est d’apprendre à décrypter le langage corporel.
L’ennui, c’est qu’en matière de mensonge, aucune partie du visage ou du corps n’est vraiment révélatrice.
Ce serait trop simple ! On ne voit pas le nez s’allonger comme chez Pinocchio.
Au lieu de cela, on doit analyser le rapport entre expressions du visage et du corps, entre voix et mots employés pour en arriver au tableau le plus précis possible.
Bref, il faut être attentif à la personne dans son ensemble et, si possible, en plusieurs occasions.

Les indices doivent toujours être interprétés à la lumière du comportement habituel du menteur potentiel.
Des changements dans les petits mouvements de la main, des gesticulations inhabituelles, des haussements d’épaules sans rapport avec les échanges verbaux, toutes ces transformations soudaines sont des signaux auxquels vous pouvez vous fier.

Soyez aussi attentif aux changements de posture à des moments particuliers de la conversation.
Tout brusque changement d’attitude devrait nous mettre la puce à l’oreille.
Par exemple, une personne calme se met à parler avec abondance, ou une personne loquace semble tout à coup bien tranquille. Cela ne signifie pas forcément qu’on vous ment, mais c’est un signe flagrant qui vaut la peine d’être creusé.

Cinquième indice : Les expressions du visage. Soyez attentif aux «fuites» émotionnelles.

Les micro-expressions qui traversent un visage trahissent souvent les pensées ou les sentiments véritables d’une personne, alors même que celle-ci cherche à nous convaincre du contraire.
Mais ces mouvements faciaux très fugaces, dont certains ne durent qu’un quart de seconde, ne sont pas évidents à repérer. Même des professionnels formés aux techniques de détection du mensonge — policiers, juges, procureurs — ne sont pas toujours capables de les discerner.
D’autant plus que, pour déguiser un mensonge, les menteurs patentés ont tendance à les dissimuler sous d’autres expressions, le sourire, par exemple.

Il faut cependant faire quelques nuances.
Ce n’est pas la fréquence du sourire qui compte, mais bien son type.
Il y a des sourires de joie véritable, qui ne sont pas circonscrits à la bouche, mais s’étendent jusqu’aux muscles entourant les yeux.
Et, au contraire, il y a les sourires de façade, qui cachent la peur, la colère, la tristesse ou le dégoût.
Si vous êtes un observateur aguerri, vous verrez une infime trace de ces émotions filtrer à travers le masque.

Si vous voulez en savoir plus, sur le langage des émotions, vous pouvez lire : Les mensonges des enfants » de Paul Ekman (Poche, Editions Payot).

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