NOTRE ÂME SAIT

Notre conscient ne sait pas, mais notre subconscient nous envoie les intuitions, synchronicités, hasards et coïncidences pour baliser notre chemin terrestre.

Avec le recul, 21 ans après, je suis parfaitement consciente maintenant que mon âme connaissait en 1998 les évènements que j’avais à vivre cette année-là. Ils sont passés des plus joyeux aux plus tragiques.

1998 : une année 11 pour moi en numérologie, tout comme mon chemin de vie, était-ce un rendez-vous du « destin », un passage obligé ?

Un petit aparté : quand je dis NOTRE AME SAIT, pour moi, elle est comme le pilote invisible de notre vie qui connait l’expérience à vivre lors de notre incarnation. Alors, peut-être s’agit-il pour chacun de nous, de se rapprocher plus de notre monde intérieur, pour connaître la route qu’elle a choisi de nous faire suivre ? Mais sur Terre, nous avons toujours le libre arbitre pour suivre ou pas le chemin de notre âme, plus souvent appelé notre destin.

C’est en cela aussi que j’admire les études et les travaux du Dr Jean Jacques Charbonier dans ses ateliers de TCH (Trans Communication Hypnotique) : distinguer la CAC (Conscience Analytique Cérébrale, notre mental) de la CIE (Conscience Intuitive Extraneuronale, notre âme). La CAC nous permet de percevoir notre environnement, mais s’éteint à notre décès. La CIE se manifeste lors des EMI, lors des morts cliniques ou sous hypnose. Je vous invite à voir son site internet et sa page Facebook si ces sujets vous intéressent ainsi que ses nombreuses vidéos sur Youtube.

Je reviens à mon histoire personnelle. Au premier semestre 1998, j’ai préparé mon mariage qui s’est tenu le 4 juillet.

Je suis enceinte tout de suite après et j’organise mon déménagement pour aller habiter chez mon mari à la mi-septembre.

Début septembre, Patrice, que je connaissais depuis 1994 (formateur en gérontologie et enseignant en relation d’aide) reprends ses cours 2 fois par mois, des enseignements d’harmonisation du corps et de l’esprit. Je m’y rendais avec mon amie Liliane. J’ai alors vécu je pense un alignement avec le chemin de mon âme, lors de ces premiers cours de l’année 1998. Patrice m’avait demandé : comme tu vas bientôt au Québec, peux-tu ramener des feuilles d’érable pour le groupe à ton retour en octobre ? (voyage organisé de 6 jours, gagné lors de mon activité professionnelle).

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Comme dans la plupart des cours libres de ce genre, il n’y a jamais le même nombre de personnes présentes. Malgré ça, MON AME SAVAIT : il y avait 24 personnes dans la salle début octobre et j’ai distribué exactement 24 feuilles d’érable ! Belle coïncidence !

Puis ce jour-là ou un des cours suivants, je ne me souviens pas, il annonçait au groupe que prochainement, une personne présente allait avoir un gros problème de santé, et qu’il faudrait faire une chaîne de prières pour l’aider à s’en sortir !

J’étais bien loin de me douter que c’était de moi dont il parlait !

En novembre, je pars vers le Morbihan en train, pour aller voir mon amie Lydie. Mon séjour était prévu du jeudi 19 au lundi 23. Mais ce lundi-là, une grande grève nationale SNCF était au programme. Tout le monde me disait : non n’y va pas, tu es enceinte, ce n’est pas prudent, comment vas-tu faire pour rentrer ?

Ma réponse : ne vous inquiétez surtout pas pour moi, je trouverai bien le moyen de rentrer !

MON AME SAVAIT ! Elle avait programmé ce séjour chez mon amie Lydie, à un kilomètre de la Basilique de Ste Anne d’Auray, et il devait absolument se faire !

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La nuit du 19 au 20 novembre, je fais un rêve que j’ai par la suite qualifié de prémonitoire. Je l’ai raconté le vendredi matin à Lydie : je vois un gros bocal rond transparent avec 2 poissons rouges à l’intérieur. Tout d’un coup, les 2 poissons sortent du bocal en volant pour atterrir dans une assiette blanche située juste à côté du bocal. Dans le rêve, Lydie crie très fort pour me dire : Thérèse, dépêche-toi de remettre les poissons dans le bocal, ils vont mourir ! Mais moi, je lui réponds de façon très sereine et confiante : ne t’inquiète pas, ils ne vont pas mourir !

Peut-être que ces poissons représentaient ma fille Marylou et moi-même ?

Ce jour-là, mon conscient n’avait vraiment aucune idée de ce qui était en train de se jouer, malgré la grande fatigue que je ressentais et que j’attribuais aux premiers mois de ma grossesse.

Le vendredi soir, nous sommes allées voir Geoffrey, le premier fils de Lydie, qui suivait son entraînement de hockey sur glace à la patinoire de Vannes. Je rentre avec un mal de tête, je pensais avoir pris froid. Lydie me donne du paracétamol, seul anti douleur possible  pour une femme enceinte.

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La nuit s’est bien passée mais je me souviens avoir ressenti une plus grande fatigue au réveil et j’avais extrêmement froid. Contrairement à mon habitude, je me suis levée plus tard ce matin du samedi 21 novembre, vers 10 heures. Geoffrey était déjà à l’école. Je vais prendre un petit bain avec juste un peu d’eau pour couvrir mes jambes. J’avais toujours très froid, mon corps était mou de fatigue, mes gestes et mouvements corporels étaient très lents. J’ai mis le chauffage électrique à fond avant de rentrer dans la baignoire.

Et progressivement, je me sens mal, très mal. Très fortes douleurs à la tête, envie de vomir, les forces de tout mon corps commencent à partir, quasiment impossible de bouger. Je me sens comme dans un brouillard épais, je ne ressens plus mon environnement, ma tête semble exploser. Je me souviens m’être dit : mais qu’est ce qu’il se passe dans mon corps, pourquoi cette douleur atroce à la tête et cette envie de vomir, alors que je n’ai pas mal au ventre, donc mon bébé n’a rien, et pourquoi je deviens toute molle, sans forces ?

Mon seul réflexe, comme il me restait très peu de forces, a été d’attraper le pommeau pour taper sur la baignoire afin que Lydie puisse m’entendre. Presque impossible également de crier, ma voix était devenue très faible. J’avais beau essayer d’hurler à l’aide, ma voix était au minimum !

Lydie était en bas en train d’écouter de la musique tout en passant l’aspirateur. Mais elle entend quand même un bruit étrange et une petite voix qui l’appelle. Inquiète, elle monte à la salle de bain, la porte est fermée à clé. Elle s’affole et me demande : tu es où, tu es toute nue ? Je lui réponds d’une voix très faible : appelle Samuel. Là, elle comprend que ça doit être grave, me sachant très pudique. Samuel prend vite un tournevis pour ouvrir la porte.

Ils me voient affalée dans la baignoire et le seul souvenir que j’ai de cet AVANT, est de leur avoir dit à faible voix : j’ai très mal à la tête, j’ai envie de vomir et je ne sens plus mon côté gauche.

ENSUITE, CE FUT LE TROU NOIR.

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Lydie me racontera ensuite, que j’ai vomi, j’avais les yeux révulsés et des gaz dans la baignoire. Les pompiers ont tout de suite diagnostiqué un AVC. Ils m’ont tout d’abord transportée dans la chambre, pendant une bonne heure. Ils ont ensuite du démonter la rambarde de l’escalier pour pouvoir me descendre avec le brancard. Transfert rapide tout d’abord à l’hôpital de Vannes pour pouvoir trouver un neurochirurgien en urgence, comme nous étions samedi. C’était soit Brest en hélicoptère soit Nantes en ambulance escortée par des motards. Lydie a été autorisée à venir me parler dans mon coma à Vannes, en essayant de ne pas pleurer et d’être positive au cas où je pouvais l’entendre. J’avais des tuyaux partout. Elle n’a pas réussi à appeler mon mari, trop accablée. Elle a passé le téléphone au médecin pour qu’il lui annonce la mauvaise nouvelle.

Le Docteur M. était disponible au CHU de Nantes. Le trajet Vannes Nantes se fait habituellement en une heure. Les motards ont ouvert la route à l’ambulance pour le faire en une demi-heure. L’opération a duré environ 4 heures, trépanée entièrement d’une oreille à l’autre pour enlever une malformation artério-veineuse (angiome) au cerveau droit que je ne connaissais pas, mais présente depuis ma naissance.

L’opération terminée, il rejoint Lydie et lui dit, les mains en coupe vers le ciel : j’ai fait tout ce que j’avais à faire, elle est maintenant entre les mains de Dieu. Il ne se prononcera pas sur le moment de ma sortie éventuelle du coma, le bébé va bien. Mon mari et mes parents sont arrivés à Nantes le soir même.

Lydie pense alors à appeler mes amis afin de constituer une chaîne de prières. Un grand merci à toutes les personnes qui y ont participé car je suis sortie du coma le dimanche en début d’après-midi.

Patrice a alors aussi été prévenu par mon amie Liliane, mais son soutien précieux dans ma vie ne s’est pas arrêté là. Tout comme les autres personnes qui m’ont entourée par la suite pour retrouver une certaine mobilité de mon corps et une sérénité de l’esprit à cause de la perte de mobilité de mon côté gauche.

Je poursuivrai sur un prochain article, avec les circonstances de mon réveil physique après les 24 heures de coma (avec l’intervention à distance de Patrice), ainsi que les souvenirs de mon EMI, ce qui m’a apporté l’absolue confirmation qu’il existe bien une vie après la mort.

LA VIE EST UNE ETAPE MAIS LA MORT EST UN PASSAGE.

Citation d’Israël Muteba

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